Otaku mania

Otaku : une personne qui consacre la quasi-totalité de son temps à une activité d'intérieur obsessionnelle comme les mangas, animes, les idoles japonaises, ou encore les jeux vidéo.
 
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 Phénomènes de Société

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mitsune
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MessageSujet: Phénomènes de Société   Lun 31 Oct - 20:18

SURPOPULATION


Source : Wikipédia

Problème de Surpopulation :

Pour aborder ce thème, je voulais tout d'abord définir le terme " surpopulation ". Mais il n'en existe aucun de réellement précis, et pour cause, la valeur et le sens qu'on lui accorde selon les situations varie grandement. On s'intéressera ici eu premier sens qui nous vient à l'esprit. Celui qui fait de la surpopulation un danger pour l'avenir en général.

Limite du terme de " surpopulation " :

La surpopulation dans ce cas là, c'est un état démographique caractérisé par un trop peu de richesses ( nourritures, matières première, etc. ) pour une population. La société fait que ces dernières se répartissent d'une manière autre que géographique. Sans avancées technologiques, une surpopulation pourrait se définir comme une zone dans laquelle le nombre d'êtres humains serait trop important par rapport aux richesses présentes. C'est pour cela que le terme est devenu trop vague.

Le sept milliardième être humain est venu au monde

Le " problème " :

C'est la limite et la gestion des ressources. En effet si les ressources sont limitées, il n'en est pas moins que c'est notre gestion de ces dernières qui est la principale cause de nos problèmes actuels. Une mauvaise gestion des ressources provoque autant de dégats qu'une insuffisance des ressources. C'est de là que viennent les inégalités, ces dernières sont à l'origine des famines, des guerres civiles et des guerres en général, et je ne parle même pas des conséquences sur l'environnement. On dit donc par défaut que c'est la surpopulation qui est et qui sera le problème sur Terre.

"Ce phénomène était prévu depuis plusieurs décénies et s’est effectivement réalisé. Un reportage canadien de 1962 retrace les prévisions et les inquiétudes de l’époque. La pricipale était : comment nourrir tout ce monde ? La science sera-t-elle capable de trouver des solutions ? Cousteau, lui, voyait dans l'excessive population humaine le principal obstacle à la sauvegarde des espèces animales et végétales."
Expliqué Ici

Un problème qui ne devrait pas en être un :

Objectivement, la planète peut compter encore plusieurs autres milliards d'êtres humains, sans que cela puisse poser de problème sur le moment ou bien le long terme. En effet, la population est déjà mal répartie sur la surface du globe, vous et moi savons que les raisons sont diverses et variées et qu'elles sont uniques pour chaque individu ou groupe d'individu. Si les humains seraient assez dispersés sur la Tere, et qu'il auraient un accès équitable au minimum vital, il n'y aurait pas de problème.

Plus loin :

Certains voient en conséquence les catastrophes naturelles, les guerres, les famines et les maladies comme solution au problème de surpopulation. Bien que cynique cette remarque permet de mettre en valeur un caractère de la plupart des espèces qu'il ne faut pas oublier : le cycle de la vie est composé de naissances et de morts de telle sorte qu'il y ai toujours une fin ( comme pour toute chose ). Ce que je veux dire par là, c'est que si on aide des personnes d'un côté, d'autres en ressentiront les conséquences, qu'elles soient positives ou négatives. Je ne veux pas conclure sur le fait qu'il est inutile de vouloir aider autrui, mais plutôt que c'est dans la gestion que le problème principal réside.

Mon opinion concerant les aides est très claire : comment saurais-je si j'aide vraiment ? On me dira que mon argent servira pour ceci ou cela, que tout est organisé afin de maximiser les résultats etc. Mais, comment puis-je en être totalement sûr ? En effet, peu importe qui me répond, dans le monde actuel, qui peut vraiment être fiable ? Il n'y a pas de réponse à cette question, alors si je veux aider, je le ferais sur place.

Certains me répondront cyniquement que je n'ai qu'à aller dans ces pays miséreux et voire si je suis à la hauteur de mes idéaux, d'autres me diront que je suis pessimiste et égoïste, mais je leur demanderai si ils savent dans quelles poches atterissent leurs soutiens. Je ne veux pas garnir les fonds de ceux qui oppriment.


Dernière édition par mitsune le Dim 6 Nov - 22:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Le suicide chez les enfants   Lun 31 Oct - 20:27

Le suicide
chez les enfants




C'est un phénomène qui fait beaucoup parler en ce moment face à la forte hausse des cas de suicides aboutis. On cherche des explications. La précocité des enfants, la société d'aujourd'hui, l'environnement social, font partis des facteurs principaux qui induisent un tel acte. La mort est aussi vue différemment par un enfant, elle n'est pas considérée comme une fin mais comme une pause.

Dans le parisien.fr :

" [...]
Officiellement, il y en a une quarantaine par an. Mais si l’on ajoute les accidents non accidentels, qui sont en fait des suicides, on arrive à une centaine chaque année, ce qui est énorme.
[...]
L’origine du suicide chez l’enfant jeune est multifactoriel : biologique, psychologique et social. Un seul facteur ne suffit pas à expliquer le passage à l’acte.
[...]
C’est là qu’intervient le facteur social. Ces aspects, biologiques et relationnels, sont tout à fait rattrapables. C’est ce qu’on appelle la résilience. [...] nous vivons dans une société où ce que j’appelle le « village social » a disparu. On vit de plus en plus seul et cette nouvelle solitude est un élément essentiel pour expliquer le suicide.
[...]
Grâce au village social, il n’y a plus un seul et unique responsable. Il consiste en de multiples attachements qui peuvent être familiaux mais pas seulement. [...] Il faut que l’enfant puisse avoir des figures sécurisantes auxquelles s’attacher en cas de problème et qu’il puisse opérer la résilience.

A quoi pense un enfant de 5 ans qui se donne la mort ?
Il ne pense pas qu’il va mourir. Il n’a pas la notion adulte de la mort. Ce qu’il cherche, c’est l’immobilité, le temps que les choses s’arrangent.
[...]
Je préconise de développer les métiers de la petite enfance et les crèches. Il faut aussi améliorer le sort des enfants abandonnés [...]. De son côté, l’école peut être une machine à stigmatiser. Je suis opposé à la notation des tout-petits et à l’orientation précoce.
Une expérience a été faite dans le nord du Japon, pays qui a connu une forte vague de suicides d’enfants. Une partie des municipalités a décidé de consacrer davantage d’heures au sport et aux loisirs, l’autre a refusé. Bilan dix ans plus tard : les premières ont fortement diminué leur taux de suicide. "

Mais ce phénomène est traité de partout :

L'Express
Le Figaro
Le Monde
Doctissimo
Le point


Je pense qu'il était prévisible d'en arriver là. Les enfants ne sont pas seules victimes, mais les parents se déresponsabilisent plus dans cette société ou il faut se débrouiller seul.
Mais il faut cerner le sujet, il s'agit de suicide d'enfants, les adolescents et préadolescents ne doivent donc pas être mis dans le même sac. En effet, l'enfant n'a pas une conscience finie, l'adolescent cherche à détruire ses problèmes plutôt que de se détruire.

Ce phénomène peut effrayer les parents, ce qui n'est pas le but des analyses faites. Il s'agit de sensibiliser tous les citoyens à ce problème car ce dernier ne vient pas seulement des parents.

Il ne faut pas non plus associer ces analyses aux jeux dangereux ( foulard et autres ) qui tuent de jeunes ados, et parfois même des enfants, car ici, le sujet recherche une sensation, un état dans lequel il se sent mieux : mais la mort n'est peu ou pas envisagée. Le sujet pense toujours pouvoir en réchapper, ce qui donne lieu à des accidents mortels.

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MessageSujet: Re: Phénomènes de Société   Dim 6 Nov - 2:10

GROUPES SANGUINS

Il existe au Japon une croyance populaire selon laquelle le groupe sanguin (血液型, ketsu eki gata) permet de prédire la personnalité, le caractère et la compatibilité d'un individu avec les autres. Cette croyance s'est exportée dans une certaine mesure dans d'autres pays d'Asie.



Au Japon, se renseigner sur le groupe sanguin d'une personne est considéré aussi banal que de demander le signe astrologique dans d'autres pays. Quand on lit une présentation d'une personnalité il y a presque toujours son groupe sanguin.

Bien que cette théorie soit dénoncée par de nombreux scientifiques comme étant une simple superstition, cela n'a pas réduit la popularité du phénomène. La mode des groupes sanguins disparut dans les années 1930 avant de revenir 40 ans plus tard suite au livre de Masahiko Nomi, un avocat sans lien avec le monde médical.


SITES

Pour des informations générales sur tout l'ensemble du sujet : C'est .

On retouve Ici, plus d'informations sur les caractéristiques des groupes, ainsi que des comparaison entre différents pays.

Alchimia Magazine vous en dira plus sur l'influence de ces groupes sanguins.

Wonaruto applique ces études sur Naruto, on peut alors mieux se représenter cet ensemble culturel.


On retrouve souvent des informations sur le groupe sanguin :

- Dans de nombreux mangas, les fiches signalétiques des personnages donnent le groupe sanguin, même quand elles sont très brèves
Exemple : Near de Death Note.



- Dans certains jeux vidéo, on peut choisir le groupe sanguin d'un personnage à créer, ce qui influera sur ses statistiques et la jouabilité. On peut citer comme exemples Princess Maker, Gungriffon.
- Dans d'autres jeux vidéo, comme Resident Evil, le groupe sanguin est souvent précisé pour donner une indication sur la personnalité de certains personnages. Ainsi Chris Redfield, un des héros, est du groupe O. Rebecca Chambers, une scientifique avec du sang froid, est du groupe AB. Tandis que, Leon Scott Kennedy, le jeune policier innocent qui veut venir en aide aux plus faibles a un groupe sanguin de type A.
- Des agences de rencontres basées sur les groupes sanguins ont même été créées.
- Il existe aussi des régimes spéciaux pour chaque groupe sanguin. Ce fichier en format pdf vous informe en détail du sujet.
- Le groupe sanguin peut être un critère de recrutement dans certaines entreprises, ce qui est une pratique discriminatoire.
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MessageSujet: Freeter   Dim 6 Nov - 23:44

Freeter
(フリーター, furītā)



C'est un terme japonais qui désigne les personnes âgées de 15 à 34 ans employées à temps partiel ou sans emploi (sous-employés ou travailleurs free lance), à l’exception des femmes au foyer et des étudiants. Ces personnes ne commencent pas une carrière professionnelle après le lycée ou l’université mais vivent généralement chez leurs parents ; ils gagnent de l’argent avec des emplois demandant peu de compétences. Ces bas salaires rendent difficile la création d’une famille, et leur manque de qualifications rend délicat le commencement d’une réelle carrière professionnelle pour plus tard.

Le mot « freeter » a été utilisé pour la première fois vers les années 1987-1988 et est probablement né d’une fusion entre les mots anglais « free time » (temps libre) et les mots allemands « frei arbeiter » (travailleur libre).

On pense que le mot fut inventé par le magazine japonais sur le travail à temps partiel From A (フロムエー, furomu ē).

ACTUELLEMENT

Les freeter sont un phénomène relativement récent au Japon. Le mot fut utilisé pour la première fois vers 1987, pendant la bulle économique, et se référait aux jeunes gens choisissant délibérément de ne pas travailler malgré un grand nombre de postes vacants à ce moment précis. À cette période, les gens avaient une vision quelque peu romantique des personnes poursuivant leurs rêves et essayant de vivre leur vie pleinement. Dans les premières années du XXIe siècle, le nombre de freeter augmenta rapidement.

Les chiffres officiels diffèrent beaucoup selon les estimations. On pense qu’en 2014, il y aura environ 10 millions de freeter au Japon.

Les freeter ont des emplois à bas salaire et demandant peu de compétences. Un sondage de l’Institut du travail japonais réalisé en 2000 indique qu’ils travaillent 4,9 jours par semaine et gagnent 139 000 yens par mois. Deux tiers des freeter n’ont jamais eu de travail régulier.


Sites :

Bigorneau 2 développe sur la psychologie des freeter.

Japancool va plus loin en définissant un nouveau terme en relation avec les freeter : les NEET, sorte de freeter de 2010.


CAUSES

L’Institut japonais du travail classe les freeter en trois groupes :
le groupe moratoire : qui veut attendre avant de commencer une carrière ;
le groupe de ceux qui poursuivent leurs rêves ;
le groupe de ceux qui n’ont pas d’autre choix.

Les freeter du groupe moratoire et ceux qui poursuivent leurs rêves choisissent de ne pas entrer dans le monde de la concurrence des entreprises, strictes et conservatrices. Ils préfèrent prendre une pause pour profiter de la vie ou accomplir des projets qui sont incompatibles avec une carrière japonaise standard.

Le groupe de ceux qui n’ont pas d’alternative est constitué de jeunes qui n’ont pas pu trouver de travail à la sortie du lycée ou de l’université, et qui n’ont pas d’autre choix que d’accepter des emplois à bas revenus. Les femmes ont généralement plus de difficultés à trouver un emploi qui leur offrirait une carrière talentueuse.

Dans tous les cas, au printemps 2000, près de 10 % des lycéens et universitaires n’ont pas pu trouver d’emploi, et 50 % de ceux qui en ont trouvé un l’ont quitté trois ans plus tard. La situation du chômage est pire pour les jeunes, beaucoup de freeter cherchent désespérément un travail, tandis que d’autres ont abandonné l’espoir de trouver un travail régulier.


EFFETS

CERCLE FAMILIAL


- Premièrement, l’habitat japonais est généralement étroit, deux familles ne peuvent y coexister. Si un freeter veut se marier, il ou elle devra alors trouver un nouveau domicile, le plus souvent à ses propres frais.
- Deuxièmement, en cas de décès des parents, les enfants devront payer eux-mêmes leurs frais de logement et supporter les divers coûts de la vie, ce qui est incompatible avec des revenus irréguliers. Cependant, le Japon étant le pays ayant la plus longue espérance de vie au monde, ce problème est momentanément repoussé.
- En outre, beaucoup de jeunes adultes trouvent que la vie avec leurs parents au-delà de leur vingtième ou trentième année est un frein à la vie sociale.

SA CARRIERE

Le niveau des salaires et de carrières proposés aux freeter sont leurs principaux problèmes. La difficulté a commencer une carrière pour améliorer ses revenus est proportionnelle à la durée durant laquelle une personne est restée freeter car plus elle aura attendu, plus il lui sera difficile de débuter une carrière fructueuse.

Les entreprises traditionnelles japonaises préfèrent recruter des personnes fraîchement sorties du système scolaire et voient toujours les nouveaux employés comme un investissement à vie. Elles préfèrent de loin embaucher une personne jeune qui entrera plus facilement dans le moule et dont l’investissement en formation sera mieux rentabilisé, sa carrière étant logiquement plus longue.

La seule option des freeter est alors souvent de continuer à exercer des travaux à bas revenus. Dans le pire des scénarios, ils deviendront sans domicile fixe. Bien sûr, certains freeter réussissent à démarrer une fructueuse carrière indépendante.

Certains experts prédisent que le vieillissement de la population japonaise conduira à une pénurie de main d’œuvre, d’où de nouvelles offres de carrière pour les freeter.

LE MARIAGE

Dans le cas des femmes freeter, la situation est légèrement meilleure. Traditionnellement, on n’attend pas d’une femme qu’elle travaille après s’être mariée car elle est censée prendre soin des enfants et de son foyer. Cette situation n’est qu’en lente évolution et une femme freeter a la possibilité de se marier avec un mari ayant une meilleure situation qu’elle et de devenir femme au foyer.

Cependant à l’instar des hommes de plus de trente ans qui peinent à débuter une carrière, une femme de plus de trente ans aura des difficultés à trouver un conjoint.

Bien sûr, un homme freeter ne sera pas désiré en tant que conjoint de par son incapacité à subvenir aux besoins de la famille.

SANTE ET RETRAITE

La plupart des emplois des freeter n’incluent pas de couverture maladie ni d’assurance chômage. De plus, des accidents peuvent survenir à n’importe quel âge, et donc pas pris en charge par leur travail. Ce qui peut être difficile avec un petit salaire et une épargne limitée voire inexistante.

Le plus gros problème pour les freeter est que le système de retraite japonais est basé sur le nombre d’années de cotisation. Le freeter n’a en général qu’une petite retraite, s’il en a une déjà, et ne possède pas d’épargne suffisante pour compenser, ce qui le forcera à travailler jusqu’à un âge avancé.
Le Japon fait aussi face, comme beaucoup d’autres pays occidentaux, à un vieillissement de sa population. Comme les retraités reçoivent l’argent des travailleurs qui payent pour leurs retraites en décalage, tout le système est en péril. On peut prédire que ce système ne fonctionnera plus d’ici trente ans à moins qu’il n’y ai un bouleversement dans la démographie du Japon.

LIBERTE DE CHOISIR

L’avantage d’être un freeter est que l’on a la liberté de choisir, plus de temps pour ses passions ou pour la poursuite de ses rêves. De plus, s’ils vivent chez leurs parents, ils peuvent investir tous leurs revenus dans leurs dépenses personnelles. De fait, ils auront plus de chance de réaliser leurs rêves en peu de temps qu’un employé faisant carrière, du moins tant qu’ils sont jeunes.

EFFET DANS LA SOCIETE

Tout d’abord, comme les freeter sont jeunes, qu’ils vivent chez leurs parents et qu’ils peuvent dépenser tout leur salaire, cela profite à l’économie.

Ensuite, il reste à voir comment la société japonaise va gérer un grand nombre de travailleurs commençant leur carrière vers leur trentième année. Une pénurie de main d’œuvre due au vieillissement de la population causée entre autres par l’absence de descendance chez les hommes freeter pourrait survenir : Ayant du mal à se marier, ils n’auront des enfants que tard dans leurs vies voire pas du tout. Cela réduira encore le taux déjà très bas des naissances au Japon, compliquant d’autres problèmes dus au vieillissement de la population.

Pour finir, on peut signaler que certains freeter aux revenus les plus bas ont des activités illégales pour compléter leur salaire ou commettent des crimes pour relâcher leur frustration et leur colère. On remarque une augmentation de la délinquance commise par des jeunes japonais.

Pour contrer ce problème, le gouvernement a mis en place des centres appelés Young Support Plaza pour aider les jeunes à trouver du travail. Ces lieux offrent diverses aides, par exemple sur la manière d’écrire un CV. Il reste qu’il y a peu de demandes des freeter pour ces services.
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MessageSujet: Re: Phénomènes de Société   Lun 7 Nov - 23:23

Otaku ? What the hell !


DEFINITION
Un Otaku (おたく en hiragana, ou お宅 en kanji) est une personne qui consacre une certaine partie de son temps à une activité d'intérieur comme les mangas, animes, les idoles japonaises, ou encore les jeux vidéo. Le terme japonais est composé de la préposition honorifique « o » (お) et du substantif « taku » (宅) signifiant « maison », « demeure », le « chez-soi ».

ORIGINE
À l'origine, otaku, en japonais, c'est « votre maison », c'est donc une façon polie de vouvoyer son interlocuteur.
Aujourd'hui il définit toute personne se consacrant de manière presque obsessionnelle à une production japonaise ( mangas, animes, "idoles", etc. ). Ce terme est devenu en quelque sorte péjoratif.

MUTATION ET DERIVEES COMPORTEMENTAUX

Les otakus ont évolués, il se sont diversifiés : de nouvelles races d'incompatiblesde-la-société naissent chaque jour, chacun définissant l'obssession de la "victime", voici les spécimens sur lesquels vous pouvez tomber :


Geek :
Hurlez haut et fort que les PC sont des merveilles, un groupe de cyber-zombie vont vouloir mettre fin à vous jours rapidement en vous insultant de sale windows ou encore de fils de Bill Gates, ce sont eux, les Geeks.



Nerd :
Ce mec vous fait des blagues du genre : " HAHA Qu'est ce qu'un prof de math un soir de pleine lune ? Un lougarithme..." Il est repérable à 500m à la ronde, un conseil ? s'éloigner le plus vite possible de son champ de vision.



Nolife :
Il vit sa vie à travers tout sauf ce qui a un rapport avec la réalité.



Hikikomori :
Sorte de vampire, mais ne vous inquiéter pas : ca ne boit pas de sang, d'ailleurs pas la peine de chercher des pieux pour les tuer, ils sont aussi mortels que vous et moi, ah oui, la beauté eternelle, la super classe et tout le tralala, oubliez hein ?
Neet :
Après les freeter, les Neet : les glandeurs du futur.
PGM (Professional GaMer) :
Finit le Basket, le Foot ( Allez les bleus ! * silence * .... *pet de mouche* ), le golf ( qui a dit kinder bueno? ), c'est pour les ptis joueur, les années 2010, c'est du lourd, c'est la classe : c'est... les Pro de la mannette ou du clavier, ils te dégomment du troll en 2sec, et ils font ça avec un air cool, supérieur, convaincant et convaincu quoi.
Wota / Wotagei :
Croisés Pompom-girl et Otaku, le Wota possède un cri tirant vers le Mika, son pelage est caractérisé par un accoutrement sensé représenter l' "idole" , déesse de leur religion.


LES OTAKUS SE MULTIPLIENT
- En effet, le développement des nouveaux moyens de communication a contribué à développer une véritable communauté otaku qu'il est fréquent de voir se réunir physiquement au sein de clubs ou d'associations, voire organiser des manifestations de promotion de leur passion. Ces groupes sont d'ailleurs devenus de véritables acteurs économiques au poids considérable.
- Savoir se sapper comme un Otaku, et garder la classe, oui ça existe et c'est .

EVOLUTION DE LEUR REPUTATION
- Au départ, l'otaku était considéré par les Japonais comme un inadapté. Depuis la création du Studio Gainax (Neon Genesis Evangelion...), composé exclusivement d'otakus, ce point de vue tend à évoluer. Ce studio a d'ailleurs réalisé deux OAVs ayant pour héros des otakus : Otaku no Video, suivi de More Otaku no Video. Plus récemment, Genshiken ainsi que Otakus in Love, Densha Otoko, NHK ni yōkoso! et Lucky☆Star abordaient également le sujet."Otaku girls"( KONJOH natsumi) est un nouveau manga sorti qui aborde ce sujet avec humour.
- Mais, grâce à Sebastien Jarry, les japonais doivent bien rire de nous.
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MessageSujet: Re: Phénomènes de Société   Jeu 10 Nov - 19:36

Yakuza
Partie 1



Un yakuza (ヤクザ/やくざ) est un membre d'un groupe du crime organisé au Japon. Par extension, ce mot désigne n'importe quel voyou japonais. Ils seraient plus de 84 700. Ils seraient la plus grande organisation de crime organisé du monde, pourtant, ce n'est pas une organisation secrète. Ainsi, la plupart du temps ils sont sous couvert d'une structure légale de type associative.


ORIGINE


Yakusa écrit en Katakana.

- L’origine du mot « yakuza » apparait sous le shogunat des Tokugawa (1603 - 1867). Il est tiré d'une combinaison du jeu de cartes japonais appelé Oicho-Kabu, joué avec des cartes de hanafuda. À la fin d'une partie, les valeurs des cartes sont additionnées et l'unité de la somme représente le score du joueur. Le but du jeu est de s'approcher le plus de 9.

- « Ya » vient de yattsu, qui signifie 8, « ku » veut dire 9, et « za » est une déformation de « san » qui veut dire 3. Ya-ku-za est donc la somme de 8, 9 et 3, soit 20 et donc un score de 0, qui est une main perdante. Ce nom signifie donc « perdants », « bons à rien ». Les yakuzas sont à l'origine issus des plus pauvres, des exclus de la société.

- Dans la terminologie légale japonaise, les organisations de yakuza sont appelées Bōryokudan (暴力団), littéralement « groupe violent ». Les yakuzas considèrent ce terme comme une insulte, car il s'applique à n'importe quel criminel violent. Dans la presse occidentale, on les identifie parfois à la « mafia japonaise », par analogie avec d'autres groupes du crime organisé, comme la mafia sicilienne.


HISTOIRE

Les débuts : l’ère Edo

En dépit de leur notoriété dans le Japon moderne, l'origine précise des yakuzas est encore aujourd’hui sujette à controverse.

Les yakuzas, descendants des Bakuto et des Tekiya...

La première hypothèse serait que les yakuzas seraient les héritiers de deux corporations distinctes :
1. les Bakuto (joueurs professionnels) qui travaillaient dans les villes.
2. les Tekiya (colporteurs et camelots).

... ou des Machi-Yokko?

Les yakuzas eux-mêmes privilégient une autre hypothèse : ils affirment descendre des Machi-Yokko (« les serviteurs des villes ») que l’on pourrait présenter comme étant des défenseurs des opprimés. Néanmoins, la plupart ne protègent que leurs propres intérêts.
Dans le courant du XVe siècle, les ancêtres des yakuzas se seraient ainsi rassemblés pour créer des associations de défense afin de se protéger des "Kabuki-mono" :
Lors de la démilitarisation, ayant eu lieu dès 1603, et survenant lors de la période de paix qui durera 250 ans, les samouraïs représentaient 10% de la population, soit 2 à 3 millions de personnes. Ils deviennent des bandits de grand chemin, terrorisant les populations, semant le désordre, voire tuant des citoyens pour le plaisir, d’où leur nom de « Kabuki-mono » (les « fous »). Ces derniers se reconnaissaient facilement : accoutrement et coiffure exentrique ainsi que port de longues lames. Ils avaient également l'habitude de pratiquer le Tsujigiri(test de l'efficacité d'une nouvelle lame sur les passants).


LA LOI ANTIGANG de 1992

Contexte

Le 1er mars 1992, le gouvernement japonais fait voter une loi Antigang (Boryokudan Ho ou Botaiho), qui sera en 1993 complétée par une loi Antiblanchiment. Elles ont plusieurs causes :
- L’altération de l’image des yakuzas auprès de la population;
- Les conflits entre corporations, qui ont parfois touchés des « civils ».
- La perte de fonction sociale des yakuzas.
- La chute de l’URSS, qui rendit la lutte contre le communisme moins pressante.

Cette loi met en place un recensement officiel des bandes, selon un certain nombre de critères. Les membres appartenir à une organisation pour avoir des avantages financiers.
Si une bande est fichée, elle est alors sujette à des restrictions. Cette loi est non pénale, en cas de non-respect, un simple rappel à l’ordre suffit.

Conséquences

- Diminution des effectifs : Le nombre de yakuzas a fortement diminué, mais sans pour autant disparaître. Mais la loi a forcé les yakuzas à mettre en place une politique de sélection et de concentration de leur effectif, ce qui entraine une plus grande cohésion et efficacité des effectifs restants.

- Un enterrement des activités : la loi a obligé les clans à prendre une façade « légale », sous forme d’association, de groupes commerciaux ou d’entreprises : Le Yamaguchi-gumi transformait une partie de son organisation en «Ligue Nationale pour l’Epuration des Terres». Il s’agissait d’une association charitable à but non lucratif consacrée à enrayer l’abus de drogues.
L’Inagawa-kai, se transformait en Industries Inagawa.
Le Sumiyoshi-gumi devenait l’Entreprise Hor.

- Les activités se sont aussi adaptées, avec un déclin des activités traditionnelles, mais qui ont été compensées par les divers trafics et la prostitution "bas de gamme". Les yakuzas sont aussi rentrés dans la clandestinité.

- Une rupture de l’équilibre avec la police : Auparavant, il existait un accord de coexistence entre police et mafia. Si un yakuza commettait un crime, il allait ensuite se livrer à la police (pratique de l'iishu) : il pouvait y avoir des négociations pour décider de la peine.


CLANS

Recrutement :

Les yakuzas d'aujourd'hui viennent de milieux très variés. Les récits les plus romanesques racontent que les yakuzas recueillent les fils abandonnés ou chassés par leurs parents.
- Les burakumin représentent 70 % des membres du Yamaguchi-gumi. La pègre ne se cantonne donc pas aux seuls Japonais pour recruter des hommes, elle accepte toutes des origines, ne se fiant qu'aux compétences. En effet, les yakuzas se composent habituellement d'hommes très adroits et intelligents, car le processus pour obtenir un poste dans l'organisation est très concurrentiel.
- Les coréens sont très présents au sein de la mafia japonaise. Ils entrent dans la pègre dans le but d'échapper à la pauvreté, car leur intégration sociale et financière au Japon est difficile. Les coréens représenteraient ainsi plus de 15% des effectifs.

Les yakuzas sont un milieu japonais entièrement constitué d'hommes. Le rôle des femmes se situe plus dans l'ombre: elles restent rarement sans activité: elles tiennent des bars, des clubs, des restaurants et autres lieux de distractions. Néanmoins, certaines femmes restent en dehors des affaires. Cette situation découle d'une confiance limitée des yakuzas dans leurs épouses, dans une société où des préjugés machistes persistent. Ils jugent que les femmes ne sont pas capables de se battre comme les hommes, qu'elles sont destinées à l'éducation des enfants et à tenir la maison, et qu'elles sont incapables de garder le silence.


ORGANISATION

Organisation typique d'un clan yakuza :
Les yakuzas ont une structure semblable à celle de la mafia sicilienne, le clan (組, kumi) étant organisé comme une famille (一家, ikka). Ils ont adopté la structure hiérarchique traditionnelle de la société japonaise, pyramidale, mais aussi familiale, bien que les membres ne soient pas liés par le sang.


- Le chef de clan (組長, kumichō) est considéré comme un patriarche, et appelé oya (親) ou oyabun (親分) : « parent, chef », sorte de "parrain".
- Ce titre se transmet de père en fils, ou à une personne en qui l’oyabun a une complète confiance.
- Chaque membre (組員, kumi-in) accepté chez les yakuzas doit accepter le statut de kobun (子分, littéralement « enfant, protégé »), en promettant la fidélité inconditionnelle et l'obéissance à son patron.
Toute la structure se fonde sur cette relation oyabun-kobun.
- L’oyabun, en tant que bon père, est obligé de fournir la protection et les bons conseils à ses enfants. Chacun des protagonistes respecte le code du jingi (仁義, justice et devoir). Chaque kobun peut à son tour devenir « parrain » quand il le souhaite, tout en gardant son affiliation avec son propre oyabun, et ainsi agrandir l'organisation mère.

- Le chef de clan est entouré de conseillers (顧問, komon), le plus proche étant appelé saikō-komon (最高顧問). C'est un poste administratif qui s'occupe de l'état-major (avocats, comptables, etc).

- Sous le chef se trouve le kashira (頭), ou plus précisément le waka-gashira (若頭) : c'est le numéro deux de la « famille ». Il dirige les cadres (幹部, kanbu), tels que le directeur général (本部長, honbuchō), le directeur du comité d'organisation (組織委員長, soshiki iinchō) ou encore le chef du secrétariat (事務局長, jimukyokuchō).
- Son « petit frère », le shatei-gashira (舎弟頭?), est de même rang, mais inférieur en autorité. Il est un relais entre les rangs inférieurs et le numéro deux du clan.

- Les rangs intermédiaires, les cadets (若中, wakachū), sont composés des kyōdai (兄弟, les « frères »), et le bas de la hiérarchie par les shatei (舎弟, petits frères). Les apprentis sont appelés junkōseiin (準構成員).


TRADITIONS

« Il y avait des règles précises pour pratiquement tout - de la façon dont on salue quelqu'un au-dessous ou au-dessus de soi, la façon de parler aux gens, la façon d'indiquer que vous les écoutez, tout. C'est un monde féodal, très différent de la vie ordinaire extérieure. Et ça va même jusqu'à influencer les relations que vous avez avec les femmes. »

Saga Junichi, Mémoires d’un yakuza.


LA « VOIE CHEVALERESQUE »

Les yakuzas suivent le gokudō (極道), la voie extrême. Mais ils ont également un « code d'honneur ». Cette ligne de conduite, le Ninkyōdō (la voie chevaleresque), contient 9 règles :

1.Tu n'offenseras pas les bons citoyens.
2.Tu ne prendras pas la femme du voisin.
3.Tu ne voleras pas l'organisation.
4.Tu ne te drogueras pas.
5.Tu devras obéissance et respect à ton supérieur.
6.Tu accepteras de mourir pour le père ou de faire de la prison pour lui.
7.Tu ne devras parler du groupe à quiconque.
8.En prison tu ne diras rien.
9.Il n'est pas permis de tuer un katagari (personne ne faisant pas partie de la pègre).


La règle 9 n'est pas souvent appliquée, et peu de clans suivent encore cette éthique, et les traditions en général.


LA CEREMONIE D'INTRONISATION

Pour devenir membre à part entière de la famille il faut faire ses preuves, il faut prouver son attachement aux traditions et à la famille. C'est pourquoi chaque aspirant doit suivre une sorte d'apprentissage qui dure environ 6 mois, et s'il s'est montré digne, il est intronisé dans la famille.

Il participe alors à la cérémonie d'admission des nouvelles recrues, c'est un rituel commun à plusieurs mafias dans le monde. Pour les yakuzas, cette étape se nomme le Sakazuki.


LES PREMIERS PAS DANS L'ORGANISATION

- Suite à cette cérémonie, le nouvel doit aider la famille en trouvant du travail.
- Il s'appuie alors sur le territoire de la famille, de l'influence de son clan et de son expérience personnelle. Son travail déprendra aussi de la spécialisation de sa famille.
- Une partie de ses bénéfices sera reversée à son supérieur, en fonction de son rang, lequel reversera à son supérieur, et ainsi de suite.
- Si par la suite, ils ont des difficultés à payer, la solidarité dans la famille jouera, et un autre membre pourra payer pour eux. Néanmoins, si cette situation est récurrente, le membre est rétrogradé, et si au contraire il cotise beaucoup, il monte en grade. S'il gravit suffisamment les échelons, il sera autorisé à fonder son propre clan.


EN CAS DE FAUTE

YUBITSUME
Si un yakuza enfreint le code d'honneur, il doit, pour se faire pardonner, se mutiler lui-même le petit doigt et l'offrir à l’Oyabun, et lui rendre la coupe de saké qu’il avait reçue lors du rituel d’entrée. S'il renouvelle sa faute, il doit recommencer la cérémonie avec les autres doigts. Cette punition, issue de la tradition des Bakuto, n’est pas rare, et peu de yakuzas atteignent un âge avancé avec tous leurs doigts.

SEPPUKU

- Si le yakuza commet une faute très grave, il peut aussi être exclu du clan, en recevant une lettre d'exclusion, nommée Hamonjyo. Écrite en noir, elle symbolise une exclusion temporaire, en rouge, c'est une exclusion définitive.

- Si la disgrâce est trop grande, le yakuza peut faire usage d'une autre forme de pénitence, plus radicale, le Seppuku (plus connu sous le nom de hara-kiri), suicide rituel par éventration. Populaire chez les samouraïs et soldats japonais qui le pratiquaient comme pénitence pour leurs fautes, les yakuzas sont connus pour le pratiquer également, en cas de faute extrême.








Dernière édition par mitsune le Jeu 10 Nov - 21:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Phénomènes de Société   Jeu 10 Nov - 21:19

Yakuza
Partie 2


TRADITION DU TATOUAGE : IREZUMI


Un clan yakuza au Sanja Matsuri

Le rituel le plus pratiqué au sein de la communauté reste le rituel du tatouage, plus connu sous le nom d’irezumi au Japon.
Sa mise en place est très douloureuse, car elle se fait encore de manière traditionnelle. Le procédé est onéreux et douloureux, et certains tatouages sur l’intégralité du corps peuvent demander des mois, voire des années de travail.

Plus de 68% des yakuzas seraient tatoués, et chaque clan possède son tatouage particulier. Cette pratique est originaire des Bakuto, dont les membres se tatouaient un cercle noir autour de leurs bras à chaque crime commis. C’est une preuve de courage et de fidélité envers leur « famille », car le procédé est irréversible.


PRINCIPALES FAMILLES

Il y a deux sortes de yakuzas : 41 500 travaillent à plein temps, tandis que 43 200 ont des activités annexes. Leurs effectifs sont concentrés dans 4 familles principales :



Les suffixes derrière chaque nom de famille ont tous une signification particulière. Le suffixe Gumi pourrait se traduire par « bande, compagnie, ou gang », Kai par « association ou société », et Rengō par "coalition" ou "fédération". Ils donnent une indication sur la forme d'association utilisée par la famille.


LES ACTIVITES LUCRATIVES DES YAKUZAS

Les yakuzas possèdent souvent un bureau bien visible, arborant le nom de leur clan ou leur emblème car leur existence est connue de tous et n'est pas cachée. Cela fait du Japon un des seuls pays au monde où les organisations mafieuses s'affichent en plein jour. Les membres ont un code vestimentaire bien spécifique (lunettes de soleil et costumes colorés), de façon à être facilement identifiables par les civils (katagi). Même la manière de marcher des yakuzas est différente de celle des citoyens ordinaires, plus ample et « arrogante ».



LE RACKET DES SOCIETES

- Jusqu’à récemment, la majorité des revenus des yakuzas proviennent de dîmes, prélevées sur les commerçants et les entreprises situées sur leur territoire.
- Les hommes de main proposent aux commerçants une protection de leur magasin contre rémunération, et en cas de refus pillent voire détruisent eux-mêmes le magasin.
- En échange de la protection et de la bienveillance des yakuzas, ils versent une sorte « d’impôt féodal ». Plus de 41 % des patrons de grandes entreprises japonaises affirment avoir été victimes de ce racket. Cette situation s'est maintenue, principalement à cause de l'hésitation des entreprises à aller demander l'aide de la police.

- Les yakuzas tirent également leur revenus grâce à une forme d'extorsion de fond typiquement japonaise, connue sous le nom de sōkaiya (総会屋).
- C'est une forme de racket, et de protection. Au lieu de harceler de petites entreprises, l'organisation vend ses services : elle se loue pour étouffer toute contestation dans les assemblées générales d'actionnaires.


Ils s'engagent également dans le chantage simple, obtenant des informations incriminantes ou embarrassantes sur les pratiques d'une compagnie, ou d'un de ses dirigeants. Une fois que les yakuzas ont mis un pied dans l’entreprise et assurés leurs gains, ils travailleront pour eux, évitant à la compagnie que des scandales ne deviennent publics, et seront payés en retour avec des pots-de-vin.

On dénombrait plus de 8 000 sōkaiya en 1982, jusqu'à ce qu’une loi soit votée contre eux. Aujourd’hui, leur nombre serait revenu à 1 500. Néanmoins, 80 % des entreprises qui ont un chiffre d'affaires supérieur à 1 000 milliards de yens admettent avoir encore des contacts avec eux.

Le Yamaguchi-gumi, dont les sièges sociaux sont à Kōbe, s'est mobilisé pour aider les victimes du désastre (en fournissant même un hélicoptère), et ceci a été largement rapporté par les médias, ce qui contraste avec l'intervention beaucoup plus lente du gouvernement japonais. Pour cette raison, beaucoup de yakuzas estiment que leur racket est une sorte d'impôt féodal légitime.

PURORESU ET SUMO

Les yakuzas ont une influence forte dans la lutte professionnelle japonaise, le puroresu. Ils sont considérés comme étant des grands défenseurs de ce sport, ainsi que du MMA, mais leur intérêt reste en grande partie financier. Les lieux où se déroulent les combats de luttes (des arènes, des stades) leur appartiennent souvent, ils touchent ainsi un pourcentage sur les entrées.



Les yakuzas sont également très présents dans le sumo, sport traditionnellement très apprécié par les japonais. Ils organisent des matchs truqués, et contrôlent l'organisation des paris, en corrompant certains sportifs en échange de services. Cette pratique a été mise au grand jour, ce qui a jeté un certain discrédit sur ce sport.



Ils organisent des paris clandestins autour de ces sports, mais aussi pour les courses de chevaux, et de lévriers.


LES PARIS ET LES JEUX

C'est un secteur très lucratif au Japon, et le domaine traditionnel d'influence des yakuzas. Ils organisent des paris clandestins dans de nombreux domaines. Ils tiennent aussi certaines loteries, des casinos et contrôlent des salles de Pachinko.

Ce dernier jeu a un succès très important. Le pays compterait environ 18 000 salles de jeu, tenues souvent par des gérants qui entretiennent des relations étroites avec les yakuzas. Ceux-ci se servent de ces salles comme sources de revenus, mais aussi comme façades pour blanchir leur argent.


L'IMMOBILIER

- Les yakuzas peuvent jouer sur leur image auprès de la population, et faire de l'intimidation. Ils ont des liens avec les marchés financiers et des intérêts dans des opérations immobilières, par l’intermédiaire des jiageya (地上げ屋).
- Le système judiciaire japonais est lent et couteux, c’est pourquoi il arrive que des citoyens aient recours aux yakuzas pour intervenir dans certaines affaires.
- Ils se retrouvent également dans le rôle d'usurier: devant la difficulté grandissante d'accéder légalement à des prêts pour la plupart des japonais, ils se sont lancés dans le prêt d'argent. Ils prêtent alors à des taux élevés, souvent en réclamant un garant plus sain financièrement que l'emprunteur.


L'INDUSTRIE DU SEXE

- La prostitution des femmes en général est une activité tenue par des yakuzas. Ce phénomène concernerait entre 100 000 et 150 000 femmes par an.
- Les femmes forcées de se prostituer au Japon viennent principalement de l’Asie du Sud-Est et de l’ex-URSS, peu de Japonaises sont impliquées.
- Certaines jeunes filles japonaises se prostituent néanmoins occasionnellement à leur propre initiative, afin d'améliorer leur niveau de vie et se procurer des vêtements ou autres objets de luxe. Il est ainsi estimé que 8 % des jeunes filles japonaises se prostituent.
- Il est souvent reproché aux autorités de ne pas apporter une réponse suffisante à ce problème, alors que la prostitution est interdite au Japon depuis plus de 50 ans.

Les yakuzas sont aussi fortement impliquées dans la pornographie, ils organisent une contrebande de matériel pornographique non censuré venant d'Europe et d'Amérique (l'offre pornographique locale étant censurée, ce qui n'est pas le cas de la pornographie venant d'Europe et d'Amérique).


LES TRAFICS

- Le trafic de drogue est une source de revenus assez récente, qui s'est développée suite à leur expansion au niveau mondial, pour finalement devenir une des activités les plus importantes au niveau financier.
- Avant la loi Antigang de 1992, il existait une certaine tolérance de la police sur le trafic d'amphétamines. Les clans ont dû s'adapter à cette nouvelle activité, en revoyant leur système de fonctionnement pour pouvoir blanchir de l'argent à plus grande échelle.
- Ils s'occupent de l'immigration clandestine pour entrer au Japon. Ce circuit leur "fournit" des prostituées, et en parallèle des travailleurs journaliers pour la construction et les docks.
- Le trafic d'armes est une activité de contrebande très ancienne. Elle remonte au milieu du XVIe siècle, avec les premières importations en provenance du Portugal.




Parmi toutes ces activités, la plus lucrative des groupes violents reste néanmoins le trafic de drogue (des amphétamines, notamment, dont environ 60 % du trafic serait dû aux Yakuzas), assurant 35 % de leurs revenus devant le racket (20 %), les jeux et les paris (17 %) et la prostitution (13 %).

Grâce à ces procédés divers, les yakuzas ont un chiffre d’affaires annuel qui ferait pâlir n’importe quelle entreprise: il était estimé à 34 milliards d’euros en 2003.



CULTURE POPULAIRE

L'univers des Yakuza est une source importante d'inspiration pour la culture japonaise, servant de base aux œuvres d'auteurs, de scénaristes, voire même aux concepteurs de jeux. Un nombre important de films, de livres y sont ainsi consacrés, et plus récemment des jeux vidéo.

CINEMA

Au Japon, un genre de film très populaire se concentre sur la vie et les relations des yakuzas, le yakuza eiga. Des cinéastes étrangers se sont également intéressé au sujet. Les films où les yakuzas sont présents sont très nombreux, parmi les plus marquants on peut citer :




MANGA ANIME ET DRAMAS

- Gokusen (Manga (2000), Drama (2002, 2005 et 2008) et Anime (2004))
- My Boss, My Hero (Film (2001), Drama (2002))
- Sanctuary (Manga (1990))
- Heat (Manga (1999))

JEUX VIDEOS

Yakuza (Ryū ga Gotoku)
Jeu vidéo développé et édité par Sega, sorti en 2005 sur la console PlayStation 2, où le joueur incarne un ex-yakuza qui sort de prison après une condamnation de dix ans pour avoir endossé le meurtre de son oyabun. Yakuza 2 (Ryū ga Gotoku 2)



Yakuza 3 (Ryū ga Gotoku 3)
Yakuza 4 (Ryū ga Gotoku 4: Densetsu wo Tsugumono)
Yakuza Kenzan! (Ryū ga Gotoku Kenzan!)
Nexus: The Jupiter Incident: l'un des adversaire de la première partie du jeu est une compagnie financée par les Yakuzas.

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Eowyn d'Elfe



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MessageSujet: Re: Phénomènes de Société   Lun 14 Nov - 13:29

Intéressant tout ça.
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Phénomènes de Société
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